METIN YAZIR ET VANESSA GAUCH

 

Chaque fois que nous avons le bonheur de les rencontrer, c'est le même scénario. Ils nous enchantent par la qualité de leurs cours, leur professionnalisme, leur pédagogie et surtout par cette exceptionnelle chaleur dont leur enseignement est imprégné.

On pourrait dire que Vanessa est née de la danse et surtout pour la danse. Née le 9 avril 1982 à Bordeaux de parents enseignants de danses de salon et de tango argentin, Alain & Michèle, elle « attaque » tout naturellement sa formation de danseuse classique à… 3 ½ ans ! Vers 10 ans, elle se lasse et abandonne… pour reprendre à 11 ans car danser lui manque. Elle découvre alors le tango argentin, le be-bop, la salsa et les danses sportives. Elle est d’ailleurs vice-championne de France de Médailles.

Quant à Metin, né à Yazgat Çayiralan, dans le centre de la Turquie, le 1er novembre 1969, ce sont des amis allemands, eux-mêmes danseurs, qui l’ont poussé vers le tango argentin.

A l'occasion de leur passage à Genève en février 2003, ils ont eu la gentillesse de répondre aux questions d’Almatango pour inaugurer notre collection "Mémoire et découverte".

Question : Pourquoi la danse ?
Vanessa :
Mes parents donnent des cours de danse. J’étais au studio, et comme tu sais, il manque toujours des danseuses… Alors voilà, je me suis retrouvée sur la piste ! C’est vers 16 ans que j’ai vraiment commencé à travailler pour moi-même, à aller à la rencontre des autres, et vers 18 ans, j’ai découvert ce goût pour l’enseignement du tango argentin qui m’a poussée à en faire mon métier.
Metin : Hum ! C’est une longue histoire. Il nous faut du vin et un bon cigare ! Disons que les choses n’ont pas été aussi naturelles. J’étais un émigré turc en Allemagne. La danse était pour moi un facteur d’intégration et de réussite. Je voulais changer de vie, de culture, de position sociale. Je voulais rencontrer des gens. Je cherchais désespérément l’âme sœur. Je voulais la rencontrer et danser avec elle, seulement avec elle. Aimer. Danser. Progresser. Après seulement enseigner. J’étais fermement décidé à ne pas enseigner avant l’age de 35 ans. J’ai dit ça à mes amis munichois en 1993, alors qu’ils me poussaient au contraire dans cette direction. La semaine suivante, je donnais mes premiers cours.

Q : Qu’est-ce qui caractérise ton enseignement ?
Vanessa :
Par la danse, j’aide à développer la confiance en soi. J’aimerais en particulier que les femmes prennent conscience des possibilités de leur corps, qu’elles ne soient plus enfermées dans leur enveloppe physique. Qu’elles ressentent cette liberté nouvelle. Je cherche aussi à faire progresser l’harmonie et la coordination du couple.
Metin : je dirais l’humanité. J’ai une relation forte avec mes élèves, en particulier ici. Je travaille beaucoup sur la psychologie et l’aspect social de la danse. Mais nous sommes devant une nouvelle étape. J’ai enseigné seul pendant 9 ans. Nous devons développer une pédagogie commune. Pour cela, il nous faudra avoir travaillé plus longtemps ensemble. Nous devons apprendre tous les deux à penser « nous » au lieu de « je ».

Q : Un mot sur la communauté Almatango ?
Vanessa :
Vous êtes un groupe fort sympathique de gens très accueillants, ouverts, formidables et dynamiques !
Metin : Almatango ? Mais c’est ma famille ! Que peut-on dire de la famille ? (Rires) Disons simplement que tout ceci est le résultat de trois longues années de travail. Vous avez construit une très belle communauté. Il est si agréable de rencontrer des gens heureux et positifs.

Entretien réalisé à Genève le 13 février 2003.
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Qui est ce beau gars qui salue Metin ?

Vanessa, première démo...

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