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Raúl Iriarte, de son vrai nom Raúl Fiorentino, est né le 15 octobre 1916 à San Isidro, une commune de la banlieue nord-ouest de Buenos Aires, sur les rives du Rio de la Plata. Devant l’adulation qui, dans l’univers du chant, encense les ténors – bien souvent à juste titre, reconnaissons-le ! –, il est agréable de constater que le chanteur qui, après Carlos Gardel, fut probablement le plus célèbre de l’histoire du tango argentin, était baryton !
Après des débuts comme soliste (accompagné à la guitare) il rejoint l’orchestre de Mario Azerboni (1938) puis successivement ceux des violonistes Edgardo Donato et Enrique Forte. Devant le succès bien établi de Francisco Fiorentino, il décide de changer de nom et prend celui de Raúl Iriarte.
Debut 43, Alberto Podestá quitte l’orchestre de Miguel Caló pour celui de Pedro Laurenz. Caló le recrute alors, sur recommandation de l’auteur Oscar Rubens. À l’époque, l’orchestre du maître Miguel Caló était composée d’Osmar Maderna au piano, Enrique Mario Francini, Aquiles Aguilar, Antonio Bogas et Mario Lalli aux violons, Domingo Federico, Armando Pontier, José Cambareri et Felipe Richiardi aux bandonéons et Armando Caló à la contrebasse.
L’année suivante l’orchestre évolue avec un duo de chanteurs, Raúl Berón ayant rejoint la formation et le succès est là, avec des titres comme Mañana iré temprano et Cada día te extraño más. Fin 1945, l’orchestre de Caló est en crise, après les départs d’Osmar Maderna, Domingo Federico, Francini et Pontier, qui fondent leurs propres formations. Les performances d’Iriarte, Berón, remplacé successivement par Luis Tolosa puis Roberto Arrieta permettent de maintenir d’enregistrer quelques succès tels que Nada, Tabaco, Trenzas et Marión.
Sollicité pour reprendre une carrière en solo, Iriarte quitte Caló à la fin de 1947, pour entrer à Radio Belgrano en 1948, accompagné par l’orchestre du bandonéoniste et arrangeur Ismael Spiltanik, puis par celui du pianiste Armando Lacava.
La décennie cinquante est celle de son apogée. Il triomphe au Chili, au Pérou, au Vénézuela, au Mexique et pour s’installer enfin en Colombie. Il sera en tournée au Mexique de 1954 à 1957, où il enregistrera notamment Prohibido et Noche de locura, de Manuel Sucher et Carlos Bahr, puis à Cuba. À son retour il achètera, avec son bandonéoniste Luis Pérez Álvarez, un grand restaurant en plein centre de Bogotá.
Il doit sa grande popularité et ses meilleurs enregistrements à Miguel Caló, avec des morceaux comme El plebeyo, La vi llegar ou Me duele el corazón. C’est à nouveau avec Caló qu’il enregistrera La mentirosa, Nubes de humo, Un lugar para dos, Mis flores negras et Todos vuelven, précisément à son retour à Buenos Aires en 1972.
Cependant, Caló meurt d’un infarctus le 24 mai de cette même année et Iriarte retourne en Colombie, où il s’éteindra à Bogotá le 24 août 1982, après une longue maladie.
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