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MIGUEL CALÓ
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Miguel Caló est sans doute aucun l'un des compositeurs et surtout chefs d'orchestre préférés des danseurs de tango en général et des milongueros en particulier. La qualité de ses interprétations, le rythme si particulier, reconnaissable entre tous, qu'il sait à merveille faire adopter à ses musiciens font des tandas "¡Caló!" de merveilleux moments de bonheur sur les parquets du monde entier.
Miguel Caló est né le 28 octobre 1907 à Buenos Aires. Il suis très jeune une formation musicale complète de viloniste et de bandonéoniste. Après une tentative comme musicien soliste, il rejoint en 1926 l'orchestre d'Osvaldo Fresedo puis celui de Francisco Pracánico, avant de créer son propre orchestre en 1934. Cette première formation se caractérise par la présence du pianiste Miguel Nijensohn, qui a apporté à Caló ce rythme si particulier, idéal pour la danse. Durant cette période, qui durera jusqu'en 1939, Miguel Caló incorpore dans son orchestre les chanteurs Carlos Dante, Alberto Morel, ainsi que son propre frère, Roberto. Miguel Caló atteint la maturité durant les années quarante. Après avoir réalisé plusieurs tournées aux Etats-Unis et en Espagne, Caló revient à la capitale fédérale où il poursuit le développement de son style musical, tout en finesse, accordant une place prépondérante aux bandonéons et aux violons. Il est important de noter le rôle formateur de l'orchestre de Miguel Caló durant ces années. Il a formé toute une génération de jeunes musiciens et chanteurs, comme Domingo Federico, Armando Pontier, Carlos Lazzari, Eduardo Rovira, Julián Plaza, José Cambareri (bandonéon), Enrique Francini, Antonio Rodio, Nito Farace (violon), Ariel Pedernera ou Juan Fassio (contrebasse), ainsi que Raúl Berón, Alberto Podestá et Raúl Iriarte (chant). Miguel Caló s'est éteint le 24 mai 1972. Compositions célèbres : Milonga Porteña, Mi gaucha, Garabito, Todo es mentira, Ternuras, Campanita de oración (instrumentaux), Me llamo Anselmo Contreras, Jamás retornarás, Si yo pudiera comprender, Dos fracasos, Como le digo a la vieja et les inoubliables Que te importa que te llore et Que falta que me haces. |